Les principaux consortiums privés de la planète ont maintenant réalisé leur opération de contrôle quasi total des ressources, des marchés, des systèmes de défense, des gouvernements et des populations. Certains parlent de science-fiction ; je préfère parler de Techno-thriller, car je ne pense pas qu'il s'agisse d'anticipation, mais plutôt d'une révélation de la réalité dans laquelle nous vivons déjà.
Si si, regardez bien... Ne sentez-vous pas l'emprise ? Et ce besoin d'île déserte, qui est devenu un rêve impossible ? L'espoir existe cependant, mais nous savons déjà que la liberté ne peut être conquise qu'au prix du sang...
Roman policier historique Thierry Berlanda

On a retrouvé un industriel de l'agro-alimentaire dans une bétaillère, réduit en charpie par des vaches affolées. Cette mise en scène n'ayant pu être conçue et exécutée que par une équipe bien organisée, l'Autorité lance à sa poursuite l'unité Titan, composée de liquidateurs ayant tout pouvoir et ne référant qu'à elle.

Voilà pour le pitch ! Mais le roman ne consiste pas qu'en la traque des commanditaires de ce crime insolite : il met en question ce qui est notre bien le plus précieux, notre humanité elle-même, soumise au risque de son anéantissement. Ce risque est d'ailleurs, selon moi, le véritable ressort de ce thriller.

Où ces puissances de mort opèrent-elles ? Au Nigeria, à Lagos, mais ce pourrait être ailleurs. Quels visages revêtent-elles ? Le transhumanisme, le trafic d'organes, l'eugénisme, l'humanité augmentée, qui menacent de nous arracher à nous-mêmes. Mais est-ce vraiment une menace, ou au contraire une promesse bénéfique ? Et si c'est une menace, savons-nous encore dire pourquoi ?

C'est à cette question que les deux agents Titan vont être finalement confrontés, dans un combat paroxystique où non seulement leur propre vie sera bien sûr engagée, mais aussi la Vie elle-même... dont on se demande depuis des millénaires ce qu'elle est, et dont nous ne découvrirons peut-être le sens qu'au moment de la perdre.

Roman policier historique Thierry Berlanda

J'ai passé ma jeunesse à Sancerre. Ma mère y habite et j'y ai des amis très chers. Je me suis donc plongé avec enthousiasme dans le passé mouvementée de cette célèbre place forte, aujourd'hui connue mondialement pour son vin, et qui fut jadis l'objet d'un siège terrible.

J'y ai donc situé cette aventure policière, qui emprunte à la grande Histoire mais sans se prétendre historique elle-même, et qui met en scène les thèmes fascinants (ils le sont pour moi) d'un Moyen-âge dont le tournant vers la Renaissance n'a eu lieu, en tout cas en Province, qu'un siècle après ce que nous en dit ordinairement : l'effacement du vieux monde de la Chevalerie, au profit de la bourgeoisie. C'est l'occasion pour moi de mettre en scène une chasse à l'homme dans les ruelles sinueuses de la ville et dans les forêts environnantes, menée par des officiels souvent douteux.

Et puis je me suis tellement régalé à manier cette langue et à redonner vie à ces décors, dont la magie opère encore quand on se promène aujourd'hui dans Sancerre ! En revanche, ne croyez pas que j'aie écrit un guide touristique ou une fable hagiographique. Pas mon genre du tout...

 

Le Prince est un assassin si extravagant que la PJ est prise au dépourvu. Il incarne le crime de "nouvelle génération" : apparemment illogique, visiblement sans limites, assurément sans pitié. Lui opposer la force ne sert à rien car il la retourne à son profit.

J'ai beaucoup aimé écrire cette trilogie, heureux d'explorer le thème, très romanesque mais peu utilisé, de "l'enfant trouvé". J'ai essayé de le pousser au delà de son point d'incandescence.

J'ai aussi aimé construire des personnages divers et incarnant une large palettes de sentiments, des pires aux meilleures. Et puis, je l'avoue,  je suis tombé amoureux de Jeanne...

J'ai mis vingt ans pour écrire ce court roman. J'en ai bien sûr écrit d'autres entre temps, mais celui-là, grâce auquel je me suis voué à l'écriture, j'en ai jeté les premières bases à 25 ans et j'en ai poli les dernières pierres à 45...

Cette sorte d'opéra aride, avec ses airs de ballade désespérée, est pour moi un roman d'amour. Un thriller d'amour, si vous voulez, car tout y est vécu en frissonnant (pas de froid, en tout cas), et aussi parce que tous les codes de la moralité conventionnelle y sont transgressés... au profit d'un amour exclusif, excessif, monstrueux, et finalement innocent. Ce qui dérange les lecteurs (la plupart en est ravie) est d'être conduits malgré eux à prendre partie pour ceux que les convenances et les lois désigneraient plutôt comme des salauds... Tempête sur Nogalès est un poème amoral : j'ai une affection particulière pour lui, auquel le public a été moins sensible qu'à mes autres romans.

Mon interview donnée par les animatrices de Plume en Question, que j'avais reçues chez moi, en 2015, après les premières éditions de L'Insigne du Boiteux, La Fureur du Prince et Tempête sur Nogalès. Elles m'ont porté chance car il y a eu deux autres éditions de L'insigne du Boiteux depuis, et une autre de La Fureur du Prince et de Tempête sur Nogalès.

Un consortium de groupes privés projette de hacker les systèmes centraux de plusieurs états. En France, les services spéciaux sont dépassés. Après Naija, dans lequel j'ai voulu vous montrer l'intérieur de l’œuf du serpent, je casse la coque dans Jurong Island, et je libère le monstre...

Avril 2019, le brigadier Aurélie Deletraz trouve par hasard, dans une sous-pente du commissariat de Saint-Avold, un paquet de pages qui l’intrigue : le récit anonyme d’une enquête hors norme qu’elle avait menée cinq ans plus tôt, et qui avait abouti à un classement sans suite. Troublée, elle persuade Céline Dumouriez, une journaliste sortant de cure de désintoxication, de reprendre discrètement les recherches sur les disparitions, en juin 2014, de personnes soi-disant évaporées dans une lumière surnaturelle… Ces phénomènes étaient-ils liés à l’assassinat du jeune homme qu’Alice, la fille d’un potentat local, devait épouser ? Alice était-elle victime d’hallucinations lorsqu’elle prétendait en avoir été témoin ? Céline et Aurélie vont devoir faire taire leurs propres démons pour découvrir la vérité. Et pour oser l’affronter…